Les serres agricoles sont fortement exposées aux conditions météorologiques.
En 2026, l’hiver et le début du printemps ont été caractérisés par une humidité persistante, des pluies abondantes et des températures plus douces que les normales saisonnières.
Ces paramètres ont favorisé une prolifération inhabituelle de mousses, algues et lichens sur les structures de serre, qu’elles soient en verre, film plastique ou polycarbonate.
Pourquoi les mousses se développent-elles davantage en 2026 ?
La croissance des mousses et des algues dépend essentiellement de trois facteurs : l’humidité, la faible luminosité et les températures douces.
En 2026, plusieurs éléments se sont combinés :
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Humidité prolongée
Les épisodes pluvieux fréquents et les sols saturés ont maintenu les parois extérieures constamment humides.
La durée d’humectation a été plus longue que sur un hiver sec ou froid.
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Températures douces
Des températures supérieures aux normales hivernales ont permis aux mousses et algues de rester actives tout au long de l’hiver, sans phase de repos marquée.
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Faible alternance pluie / sécheresse
Le manque de journées complètement sèches a limité les périodes de dessiccation naturelle, favorisant l’installation durable des biofilms.
Résultat : un encrassement plus rapide et plus épais que les années précédentes, dès la fin de l’hiver.
Quels sont les impacts d’un encrassement non traité ?
Le développement de mousses sur les serres ne relève pas uniquement de l’aspect visuel. Il a plusieurs conséquences techniques :
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Diminution de la transmission lumineuse
Les mousses, lichens et résidus humides réduisent la quantité de lumière naturelle traversant la structure.
Cela peut entraîner un ralentissement de la photosynthèse et une moindre vigueur des plantes, surtout en période de faible luminosité.
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Maintien de zones humides
Les mousses retiennent l’eau sur les surfaces.
Cette humidité prolongée favorise les champignons, augmente la condensation et peut contribuer à des microclimats défavorables dans la serre.
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Dégradation des matériaux
L’humidité permanente peut :
- fragiliser certains joints,
- accélérer la corrosion des structures métalliques,
- favoriser le vieillissement des plaques de polycarbonate.
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Risques de glissade
Sur les toitures, gouttières ou zones de maintenance, les algues rendent les surfaces glissantes et augmentent le risque d’accident.
Fréquence de démoussage recommandée selon les usages

Ces fréquences sont indicatives et doivent être ajustées en fonction de l’exposition, du matériau et de l’historique d’encrassement.
Conclusion
L’année 2026, marquée par une humidité élevée et des températures douces, crée des conditions particulièrement favorables à la croissance des mousses sur les serres agricoles.
Un démoussage régulier, adapté aux conditions météo, permet de préserver la transmission lumineuse, limiter les risques sanitaires et protéger la structure sur le long terme.

